Responsabilité des SVV
Au regard de la loi n° 2006-961 du 1er août 2006 et de son décret d’application du 9 mai 2007, qui ont transposé en droit français la directive CE n° 2001/84 du 27 septembre 2001 et sont codifiés au sein du code de la propriété intellectuelle (CPI), les professionnels sont responsables du paiement du droit de suite auprès de l’artiste, de ses ayants droits ou de son représentant (art. L. 122-8 et R. 122-8 du CPI).
Ce droit est dû par le professionnel dès que la vente est conclue. Lorsque le bénéficiaire du droit de suite n’a pu être identifié par le professionnel au moment de la vente ou après celle-ci, ce dernier doit, sous peine de sanction pénale, en aviser l’une des sociétés de gestion collective figurant sur la liste établie par un arrêté du Ministre chargé de la culture du 10 août 2007, dans un délai de trois mois après la fin du trimestre civil au cours duquel la vente a eu lieu (art. R 122-9 et R 122-11 du CPI).
Le délai de prescription qui s’applique à la liquidation du droit de suite est le délai de droit commun de cinq ans prévu à l’article 2224 du Code civil. Le bénéficiaire du droit de suite ou la société de perception et de répartition des droits à qui il a donné mandat, et quand bien même son adhésion à cette société serait postérieure à la vente, peut donc exiger le paiement du droit de suite pendant cinq ans à compter de la vente. Aussi, la société de ventes volontaires devra réserver les fonds affectés au paiement du droit de suite pendant une durée de cinq ans.
Ce délai de cinq ans doit être distingué du délai de trois ans fixé à l’article R. 122-10 du Code de la propriété intellectuelle qui concerne la possibilité pour le bénéficiaire du droit d’obtenir certaines informations nécessaires à la liquidation des sommes qui lui sont dues au titre de ce droit et qui prévoit notamment que la société de ventes conserve le nom et l’adresse du vendeur durant ce délai.
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